Depuis 1959, l’exil a commencé. L’Inde a accueilli le Dalaï Lama suivi de 100 000 fidèles. Depuis Dharamsala, le gouvernement tibétain en exil a pour mission de prendre en charge les réfugiés tibétains et de restaurer la liberté au Tibet.
Accueilli par l’Inde, le gouvernement en exil s’installa d’abord à Mussorie, avant de s’installer définitivement à Dharamsala.
Le gouvernement tibétain compte les ministères de l’Education, de la Santé, de l’Intérieur, de l’Information et des Relations Internationales, de la Religion et de la Culture, des Finances et de la Sécurité.
Les Tibétains se sont installés majoritairement au Ladakh (appelé aussi petit Tibet, qui faisait partie autrefois du Tibet), autour de Dharamsala et dans l’Himachal Pradesh.
Dans le sud de l’Inde, sur des terres ingrates, ils ont reconstitué de grands monastères tibétains.
Outre la répression, les Tibétains restés au Tibet doivent lutter contre la perte de leur identité culturelle. Les Chinois sont plus nombreux qu’eux suite à des déplacements de population.
La liberté de culte n’est pas totalement respectée.
Les opposants aux régimes sont pourchassés ou emprisonnés.
Dans ces conditions, l’exil continue. Beaucoup de parents se séparent de leurs enfants et les envoient en exil afin qu’ils puissent bénéficier d’une éducation tibétaine dans les fameux Tibetan Children Villages.
On compte à ce jour environ 190 000 réfugiés dans le monde.
En 2005, on estime à :
105 000 réfugiés en Inde
65 000 réfugiés au Népal
13 000 réfugiés au Bhoutan
3 000 réfugiés aux Etat-Unis
1 875 réfugiés en Suisse
750 réfugiés au Canada
200 réfugiés en France